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日志


6月29日

NEMESIS, chapitre 1

                                                              I

 

 

New-York… Court de justice…. Aujourd’hui, un homme est jugé. Un meurtrier… Et un baron du crime…

L’inspecteur Tom Mitchell voit l’issue d’une enquête de 5 ans pour laquelle il a tout sacrifié, prit tous les risques… Il y a perdu trois équipiers, abattus par le monstre assis sur le banc des accusés, perdu également sa femme et ses deux filles, tuées dans un soi-disant accident de voiture.

Mais au bout du compte, voilà Boris Olsky, surnommé le Boucher de l’Est, enfin jugé !

Tom se sent envahi par un sentiment de soulagement… Après tout ce temps, justice va être faite. Cela ne changera pas toutes les vies perdues mais permettra d’en sauver beaucoup d’autres. Maintenant que la tête est tombée, l’organisation d’Olsky va s’effondrer et rendre le monde, en partie, plus sûr. C’est à cela que Tom se raccroche pour ne pas perdre pied. A l’issue du procès, il compte quitter la police de New-York et tenter de recommencer à vivre. Il aurait tellement voulu que sa femme et ses filles soient à ses côtés pour cela. La route va être longue pour lui, pour se reconstruire, et sans elles, se sera une route périlleuse et difficile. Mais, pour elles, il fera tout pour réussir. Il le leur doit.

Assis sur ce banc, dans la salle des pas perdus, il tourne et retourne ces 5 dernières années dans sa tête, faisant le bilan de ce que cela lui a coûté, ainsi qu’à la population de New-York, en vies humaines, en destins tragiques, en atrocités, pour arriver à stopper la course folle du »Boucher de l’Est ».

Sortant de ses pensées, il jette un œil autour de lui : dans ce couloir, la couleur bleue des uniformes de police domine ! Tous les flics de la ville semblent s’être donné rendez-vous pour assister à la chute d’Olsky. Et tous sont silencieux, le visage grave, jetant des coups d’œil compatissant mais emplis de gratitude et de respect vers Tom.

Dans un coin, hors du champ de vision de Tom, un homme regarde tout cela avec un visage détendu. Il porte un long manteau en cuir noir, et une bague étincelle à son doigt : elle représente un N majuscule, barré d’une épée. Il est brun, pas plus grand que la moyenne et ses yeux verts semblent brillés. Dans sa main baguée, il tient des lunettes de soleil.

Dans ses yeux, on peut voir que la scène qui s’offre à lui l’amuse. Ces hommes et ces femmes, défenseurs de la loi, sont là pour la curée. S’ils pouvaient, ils colleraient Olsky contre l’un de ces murs à la blancheur virginale, sortiraient leurs armes et repeindraient le couloir d’un rouge vif.

Seulement voilà, il y a des lois même pour les monstres…

Et dans quelques instants, ils vont tous en avoir la cruelle et immorale démonstration. Le spectateur anonyme le sait.

Ca y est ! Le voyant rouge, au-dessus de la porte de la salle d’audience, s’illumine. Cela signifie que le procès va commencer. La petite sonnerie qui l’accompagne électrise l’ensemble des personnes présentes et, tels des automates, entrent sans un mot.

Dans la salle le silence persiste. Chacun prend place. Le procureur, à droite de la pièce, adresse à Tom un petit signe de tête, accompagné d’un sourire formel.

De l’autre côté de l’allée, les défenseurs du boucher arborent un visage serein et pour l’un d’eux un sourire amusé.

Cette image glace le sang de Tom : il connaît bien Olsky. L’attitude détendue de ses avocats ne laissent présager rien de bon.

Au moment où Olsky entre dans la salle, encadré par deux molosses des U.S. Marshall, entravé aux mains et aux pieds, une rumeur monte de la salle en provenance des policiers. Rien de bien clair, juste un grondement, mêlé de contentement et de haine. C’est au même instant que notre observateur anonyme entre dans la salle et se place au fond, juste à côté de la porte. Il n’a rien perdu de son calme, ni de son regard amusé.

Devant le caractère dangereux de l’accusé, des membres des forces spéciales ont pris position aux quatre coins de la pièce. C’est au tour du jury de faire son entrée. Ils prennent place sans dire un mot. Un huissier les précède et vient se placer au milieu de la pièce. Il fait face à celle-ci et annonce d’une voix claire et sonore :

« Mesdames, Messieurs, La cour ! »

A ces mots, d’un seul homme, tout un chacun se lève.

Le juge ainsi que ses assesseurs entrent par une porte dérobée et prennent place.

Tout le monde se rassoit.

L’huissier appel l’affaire :

« L’Etat contre Olsky, Boris »

Immédiatement, l’avocat de la défense se dresse et clame :

« - Votre Honneur, je souhaite déposer plusieurs motions afin d’éviter à la cour de perdre son temps : la première concerne l’arrestation de mon client, victime d’un piège tendu par un policier, visiblement déséquilibré ; la seconde concernant les preuves obtenues lors de cette arrestation et qui s’avèrent irrecevables car obtenues dans le cadre d’une procédure illégale et enfin la dernière motion concerne l’officier de police Tom Mitchell contre lequel nous demandons que la cour établisse une injonction lui interdisant de continuer à harceler mon client.

     Aux vues de ces motions, nous demandons l’annulation de la procédure et la libération immédiate de Monsieur Olsky…

Ces mots déclenchent un tolet général, et l’avocat s’approche du juge pour lui remettre les motions.

Le juge frappe de son marteau pour tenter de faire revenir un peu d’ordre dans sa salle d’audience. Le procureur, assis sur sa chaise, est livide : il tient dans sa main une feuille de papier que vient de lui remettre son assistant. Il semble n’avoir même pas prêté attention à ce qui vient de se dire. Il regarde dans le vide.

Le juge lit les documents remis par la défense. Olsky sourit… Il se tourne et regarde Tom… Il lui fait un clin d’œil…

Tout le corps de Tom se crispe comme sous l’effet d’une décharge électrique. A cet instant, Olsky ne doit sa survie qu’au sens moral qui a toujours prédominé chez Tom. Sans cela, celui-ci aurait déjà sorti son arme et vidé le chargeur dans le corps de ce monstre. Et certainement que tous les policiers présents lui auraient emboité le pas… Tout cela, Olsky le lit dans les yeux de Tom, ce qui ne fait qu’accentuer son immonde sourire.

Au fond de la salle, l’inconnu semble en avoir vu suffisamment et quitte les lieux.

Le juge, ayant terminé la lecture des documents, prend un temps, retire ses lunettes lentement et semble chercher des mots qu’il peine à prononcer. Il prend une profonde inspiration :

« - Monsieur Di Melo, dit-il en direction du procureur, Monsieur Di Melo ! Insiste t il. Ce dernier sort lentement de sa torpeur, se lève et lance un regard de détresse vers le juge.

   - Monsieur Di Melo, reprend-il, j’ai la désagréable tâche de vous informer que je me vois contraint d’accepter ces motions…

Nouveau tolet… Le juge ramène l’ordre une fois encore

  - Et par conséquent, je me vois contraint de prononcer un non-lieu et remettre Monsieur Olsky en liberté, à moins que vous puissiez présenter des preuves obtenues hors du contexte de l’arrestation de l’accusé ou des témoins directs  qui appuieraient vos accusations.

Le procureur regarde fixement le juge comme si toute sa cervelle était restée collée sur le document qu’il tient encore dans les mains.

-         Monsieur Di Melo, est ce que vous avez compris ce que je viens de vous dire ?... MONSIEUR DIMELO ! Vous êtes avec nous ?

-         Oui, Votre Honneur, dit-il enfin, sortant de sa torpeur, je viens d’être informé que les 8 témoins ont disparus ou ont été victimes d’accidents la nuit dernière.

-         Avez-vous des preuves à présenter pour appuyer votre accusation ?

-         Non, Votre Honneur.

-         Dans ce cas… Monsieur Olsky, vous êtes libre. Et il accompagne cette déclaration d’un violent coup de marteau, signale pour une nouvelle et sonore ire policière. Cette fois, le juge ne cherche même pas à rétablir l’ordre et se contente de sortir de la salle, sans plus de cérémonie.

Devant l’état d’excitation des policiers, les hommes des forces spéciales se voient contraint de faire barrage entre leurs collègues et le Boucher de l’Est…

Tom se lève et sort de la salle, laissant ce tumulte derrière lui. Il est vite rejoint par le procureur.

«  Mitchell, je dois vous remettre cette injonction. Je suis désolé. Je sais ce que cela vous a coûté… Je ne sais pas encore toute l’histoire mais je vous tiendrais informé de tout, je vous le promets… Je ne laisse pas tomber…

« Merci, Tony… Mais je crois qu’Olsky a gagné une fois encore… J’aurais du le savoir : c’est un monstre mais il est très intelligent et il sait s’entourer des gens qu’il faut.

« Il n’a pas encore gagné… Je vais me pencher sur les motions et voir comment je peux faire appel de cette décision… Je vous jure que je ne laisserai pas tomber…

« Bonne chance, Tony. Il tourne les talons et s’en va.

Au même instant, Olsky sort de la salle, entouré de ses comparses ainsi qu’un cordon de forces spéciales et s’adresse aux journalistes en victime de manœuvres policières et en citoyen modèle… Ecœurant…

Lorsqu’il sort du tribunal pour rejoindre sa voiture blindée, garée au pied des marches depuis des heures, les tireurs d’élites, sensés veillé à sa sécurité, l’ayant dans leur ligne de mire, adoreraient à cet instant lui loger une balle en pleine tête, mais voilà…

L’inconnu regarde ce spectacle. Il suit des yeux Olsky qui monte dans sa voiture. Dans les yeux de cet homme on peut y voir un feu brulant…. Mais son visage reste détendu et serein, avec un petit sourire au coin des lèvres… Il regarde vers un véhicule de type espace, noir, vitres noires et des quatre hommes attendant à côté. Il leur adresse un signe de tête et se dirige vers eux. Son manteau flotte comme une cape alors qu’il se dirige vers le véhicule. Trois des hommes montent dans le véhicule et le quatrième ouvre la portière latérale pour laisser entrer l’inconnu. Lorsqu’il referme la portière on peut voir sur le flan du véhicule un logo. Il s’agit de la lettre N en majuscule, blanche sur fond noir. Et sous ce logo le nom de la société : Némésis…

评论 (1)

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DUSZKA发表:
Vois-tu un inconvénient à ce que la première analyse basique soit une correction des fautes ?  Ceci expédié je peux aller plus loin en toute quiétude. Par exemple : "cour" de justice au lieu de "court"... Mais c'est bien que t'y mettes ainsi, surtout après le SMSu tout à l'heure !!! Bisous !
6 月 29 日

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